29 février 2008
"Bio"carburants, de qui se moque-t-on ?
Pour ne pas laisser ce blog à l'abandon pendant que je n'ai pas d'ordi à la maison, je recycle ici un article pondu pour le journal interne de ma boite...
Le terme « biocarburant » est avant tout un raccourci commode (et dans commode, il y a mode…) pour ce qui devrait s’appeler « carburant d’origine agricole », voire « carburant d’origine végétale ». En effet, un « biocarburant » est un combustible liquide obtenu à partir de cultures ou de végétaux non cultivés.
Les biocarburants sont actuellement mis en avant comme les remplaçants potentiels dans nos réservoirs pour nous faire penser que les grandes industries et les puissances politiques anticipent la « fin du pétrole » et cherchent à freiner le réchauffement climatique. Le top de la communication actuelle : carburants verts, vos voitures protègent l’environnement… sauf que…
Le « remplacement » du pétrole par les biocarburants est une chimère. D’une part, ils ne sont qu’un additif, sans pétrole on ne peut pas les utiliser sous leur forme actuelle, et d’autre part nous ne disposons pas des surfaces de cultures que le biocarburant nécessiterait.
« Pour produire 50 millions de tonnes équivalent pétrole, il faut donc mobiliser, en ordre de grandeur 3 à 4 fois les terres agricoles actuelles. […] même satisfaire 10 % de la consommation actuelle des transports avec des biocarburants nécessite la mobilisation de 30 à 40 % des terres agricoles actuelles. »
De plus, le préfixe « bio » est plus qu’usurpé quand on examine ces carburants de plus près :
-Ils sont produit à partir de végétaux qui sont tout sauf bio : OGM, utilisation massive de pesticides et d’engrais comme ils ne sont pas destinés à une consommation humaine, leur production fait l’affaire des grands groupes semenciers et autres vendeurs d’agrochimie.
- Les biocarburants génèrent du CO2 : tracteurs, distillation, fertilisation (fabrication des engrais) épandage, combustion
- Le bilan environnemental des ces carburants est négatif. Par exemple, pour produire 1 l d’éthanol, il faut 2,37 kg de maïs (500 à 1500 L d’eau sont nécessaires pour produire 1 kg de maïs) , 500 g de charbon et 4 Ld’eau. Le carburant végétal réchauffe davantage la planète que l’essence, tout en épuisant encore plus ses ressources….
Pour finir, l’augmentation de la production de ces carburants accentue la pression de la famine sur les pays les plus pauvres, les surfaces de cultures vivrières sont remplacées, et une partie de la production mondiale de céréales est maintenant rachetée par les producteurs de carburants, ce qui fait monter les prix des céréales. On peut aussi ajouter à la liste de leurs méfaits : déforestation pour augmenter les surfaces de culture, augmentation de la pression sur les ressources en eau, accélération des processus d’érosion et d’appauvrissement des sols, etc.
Avec tout ça, on continue de nous vanter les carburants verts à grand coups de slogans et de visuels « fleurs et petits oiseaux ». Regardez comme nous prenons soin de votre avenir, nos chercheurs travaillent pour nos portefeuilles (oups pardon…) pour vous ! Achetez une voiture propre, c’est écolo : même le gouvernement vous donne des sous pour vous aider à mieux consommer (haa décidément !) protéger l’environnement… et en plus c’est bon pour l’image !
Mais que peut-on y faire ? En être conscient : avoir les yeux ouverts est le premier pas en avant.
Pour aller plus loin, les sources :
http://www.kokopelli.asso.fr/articles/necro-carburants.html
http://www.moratoire-agro-carburants.com/
http://www.manicore.com/documentation/carb_agri.html
Source image : http://terresacree.org/biocarburants4.htm
14 février 2008
Comme tous les ans...
(et je n'ai toujours pas d'ordi pour vous parler plus longuement, excusez ces posts éclairs...)
30 janvier 2008
CONSTERNANT !!! Kokopelli a perdu...
Une copie de leur communiqué :
"KOKOPELLI : biodiversité, la fin des illusions
Les verdicts sont tombés : l’association Kokopelli est lourdement condamnée :
- 12.000€ pour le grainetier Baumaux
- 23.000€ pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).
Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.
Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.
C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.
Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000€ augmenté de 10.000€ et recevra 2.000€ pour ses frais.
L’état français recevra 17.500€ au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000€ seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeux des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.
Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).
Les condamnations infligées à KOKOPELLI
ne sont donc pas à chercher dans la nature des
semences que protège l’association, mais dans ses actions.
L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.
Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.
Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.
L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?
La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.
N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.
Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !
Raoul JACQUIN"
leur site : http://www.kokopelli.asso.fr/index.html
27 novembre 2007
Je crâne...
J'ai fait le dessin, les mains habiles de Homme ont fait le reste :

Bon, on a juste oublié que l'empreinte serait inversée et que ça ne ferait plus le S (c'est mon initiale)...
Donc le prochain, ce sera le même dans le bon sens, et le suivant, un diablotin, dès que j'aurais trouvé l'idée pour le dessiner en silhouette sans détail trop fin...
Je suis super contente, ça fait un moment que j'écumais les sites de fournitures pour savons, mais je n'avais pas trouvé de tampon pour lequel j'ai un coup de coeur... Là, c'est encore mieux, c'est ma griffe à moi !
23 novembre 2007
Ré-édition !
Ça fait plus d'un an qu' Homme me les réclamait : il voulait que je refasse un savon avec le même parfum que les tout premiers que j'avais réalisés avec Hooly : romarin-petitgrain.
Je me suis donc exécutée, mais en modifiant un peu la recette : j'ai réduit la proportion de karité..(ben oui, je l'économise mon bon karité ! ) et j'y ai ajouté de l'aloe vera.
Pour la première fois, j'ai essayé la méthode à froid (soude préparée à l'avance, et ajoutée froide à mes huiles à 35 °), ça m'a permis de fractionner les opérations, et donc de réduire le temps où je ne peux pas m'occuper de la Patate : c'est très confortable de faire comme ça, je speede moins... ( bon, ce coup-ci de toute façon, c'est bien tombé, ce Petit Monsieur ne s'est réveillé qu'après la fin du nettoyage !)

Je dois démouler trop tôt, ils collaient encore un peu, ça ne fait pas un aspect bien lisse, c'est dommage...
Savon romarin/petit grain :
Huile de palme 20 % (200 g), Huile de coco 20 % (200 g), Beurre de karité 20 % (198 g), Huile d'olive 40 % (406 g)
Pour un surgaissage à 10 % : 130,53 g de soude, et 250 à 375 ml de liquide
à la trace : 75 ml de gel d'aloe vera, 10 ml HE de romarin, 10 ml HE de petit grain.
09 novembre 2007
Savons "envie de rose"
J'avais conçu la recette depuis une dizaine de jours, mais avec Petite Patate + Ba-bi en vacances, c'était pas gagné d'arriver à se mettre en place pour savonner ces derniers jours, il m'aurait fallu une babi-et-patate-sitter à domicile !
Enfin, la rentrée est arrivée, et la Patate s'étant mis en mode"sieste" en début d'après-midi, j'ai pu réaliser ma recette aujourd'hui !! Ça s'est plutôt bien passé, sauf que la loi de l'emmerdement maximum a voulu que Patate se réveille au moment où mes huiles et ma soude arrivaient à la bonne température, j'ai donc du laisser râler ce petit Monsieur un bon moment le temps de finir la mise à température, le mixage,la trace, les ajouts et le coulage de la pâte...
Savons doux exfoliants "Envie de rose"
Huiles : Palme (15 %) 213 g, Coco (15 %) 240 g, Karité (10 %) 150 g, Cacao (10 % ) 158 g, Colza (50 %) 760g
500 ml d'infusion de boutons de rose + 197 g de soude (surgraissage à 10 %)
à la trace : argile rose 2 ct, flocons d'avoine 2 ct, poudre de rose 2 ct, 8 ml he géranium, 8 ml he lavandin
ça sent boooonnn !!
15 août 2007
Bilan...
Et à part ça, j'en suis où ?
C'est bien joli toutes ces photos de bidouilles, mais à ce jour quel est le bilan de notre transition vers plus de naturel et de simplicité ?

Les cosmétiques :
Plus de produits kkbeurk, tout est fait maison ou presque !
Savons fait maison, pour le corps et les cheveux de toute la famille, vinaigre de rinçage en guise d'après shampooing, aloe vera + huiles végétales + beurre de karité + hydrolats + argiles en mélanges minutes divers selon les besoin du moment ont remplacés masques, crèmes, gommages et autres hydratants...
J'ai réussi à faire un savon à barbe qui satisfait Homme, donc savon et blaireau ont remplacé la vilaine bombe de mousse à raser...
Je ne me maquille pas, ou si peu que ça ne vaut même pas la peine d'en parler.
Perblan pour nous et dentifrice Weleda pour Ba-bi
Plus de serviette hygiénique ni de tampons : la Diva Cup a remplacé tout ce bazard avec succès !
Les petites éponges et lingettes lavables ont avantageusement supplanté le coton.
Les seuls résidus qui résistent au changement sont les cotons tiges, une sale habitude dont je n'arrive pas à me défaire, et le parfum...
Les produits ménagers :
Les formules trouvées chez Raffa ont toujours leur place chez nous ! Cristaux de soude, bicarbonate, vinaigre blanc et savon noirs sont les rois de mes placards et de ma machine à laver. J'ai aussi une boite de pierre d'argile pour les crasses récalcitrantes.
Les seuls produits que j'achète encore sont : le liquide vaisselle, parce que Homme ne supporte pas le produit fait maison qu'il trouve trop liquide, et les produits pour le lave vaisselle, parce que je n'ai pas trouvé de recette fait maison qui me satisfasse au niveau du résultat et le sopalin, parce qu'il faut impérativement que je me penche sur la question des torchons...
La nourriture :
Nous adhérons toujours à l'amap, mais vu la production catastrophique de cette année,nous n'avons que très peu de légumes. Je dois dire que la qualité de nos aliments est plutôt en régression depuis le début de ma grossesse : je n'ai pas eu l'énergie ces derniers temps de dépasser la stade "virée au supermarché" pour prendre légumes et viandes à part chez le producteur. On en a aussi un peu marre du pain fait maison, il faudrait que je teste de nouvelles recettes pour varier les goûts et retrouver le plaisir de le faire. Par contre, je résiste de la yaourtière ! ;-)
Par contre, comme je n'arrive pas à me résoudre à acheter de la viande en supermarché, notre consommation de viande est devenue très réduite.
La consommation en général :
Nous ne sommes pas des proies faciles pour les sirènes de la pub : nous n'avons pas la télé et ne fréquentons que très peu les magasins. Je n'achète quasiment pas de vêtements, ni pour moi, ni pour Ba-bi, ni pour Homme. En ce qui me concerne, les seuls extras de ce début d'année sont mon aquarium, ma machine à coudre, et les tissus et livres de coutures qui vont avec. En "contrepartie", je profite de mon temps libre depuis mon arrêt pour nous coudre des vêtements, et reprendre une phase de désencombrement (arrivée de bébé surprise oblige), en vendant sur Ebay tout un tas de trucs qui stagnaient à la maison, ça fait quelques sous, ça recycle des objets, et ça fait de la place.
Les déplacements:
Haa, là, c'est le gros point noir sur lequel on ne peut pas faire grand chose : deux voitures pour la maison, Homme qui se déplace pas mal pour son boulot, et moi qui travaille aussi et qui trimballe pas mal le(s) petit(s)... Bon, on ne prend jamais l'avion, on ne prend que très peu de vacances, et on essaye de faire au mieux pour rationnaliser les déplacements...
Divers:
Je vais tenter les couches lavables sur bébé-surprise (pfff, d'ailleurs c'est nul : les grandes enseignes de puéricultures ayant un train de retard sur le sujet, j'ai été obligée d'ouvrir une liste de naissance sur un site internet pour y mettre des couches lavables, mais comme 99 % de mon entourage va aller aux magasins du coin, ça sert à rien...). J'en ai déja quelques une, qu'une bonne âme de mon Amap m'a donné, donc j'ai voulu tester sur ba-bi qui fait encore pipi la nuit, ça n'a pas été très concluant pour lui : avec sa peau super sensible, il s'est retrouvé avec le bout du zizi super irrité en 2 nuits, j'ai donc stoppé le test.
Je me suis enfin équipée en serviettes de table, ça fait déja une économie très appréciable de sopalin quand on a un ba-bi surnommé "petit goret".

Voila pour les grandes lignes, il reste encore de la place pour les progrès, par exemple nous pourrions être plus rigoureux pour le tri sélectif (en fait il faudrait surtout que je passe derrière Homme), il faudrait que nous équipions nos robinets d'économiseurs d'eau, etc...
Mais je vois que depuis mon dernier bilan, il y a eu des progrès, et j'ai consolidé les acquis... On avance !
Comme je parle beaucoup moins d'écologie et de protection de l'environnement, je suppose que mes lecteurs (lectrices) les plus récents ne sont pas aussi sensibles au thème que ceux qui visitaient mon blog à ses débuts, si cet article peut les inciter à se poser quelques questions et à suivre un ou deux liens, j'aurais atteint mon but !
Pourquoi éliminer les produits ménagers conventionnels ?
Des réponses chez Raffa : ici et là, n'oubliez pas de jeter un oeil aux liens qu'elle donne en fin d'article
Le guide Vigitox de Greenpeace
Les alternatives naturelles, efficaces, économiques et écologiques sont sur le livret téléchargeable du Grand ménage...
Pourquoi se méfier des produits cosmétiques du grand commerce ?
Le guide Cosmétox de greenpeace
Encore des sources pour se documenter :
Les forums de LTT, le Fil Vert, et voir aussi dans ma liste de liens "J'aime ma planète" (Faudra que je mette mes liens à jour d'ailleurs !!!)
Parce qu'on n'a pas de planète de rechange, il est urgent de prendre soin de celle que l'on a...

08 mai 2007
Le savon "duvet de poussin"
Énorme exploit aujourd'hui ! J'ai enfin refait du savon !
Il m'a fallu surmonter l'immense flemme que je me traîne en ce moment (vous aurez remarqué la fréquence de mes mises à jour !), due à un sentiment de fatigue permanent. La grossesse ajoutée au quotidien avec un ba-bi qui a une jambe dans le plâtre depuis un mois doit y être pour quelque chose...
Je n'avais plus de savon pour bébé, et on m'en demande souvent. J'ai donc réfléchi a une nouvelle formule douce, sans parfum, avec de l'aloe vera (parce que j'ai une grosse bouteille de gel au frigo), de l'huile de macadamia (parce que j'en avais une petite bouteille achetée pour la cuisine, et on n'aime pas le goût...) et ce que j'avais sous la main...
Ça a donné ça...

Le savon Duvet de poussin :
Huile de noix de coco : 15 %
Beurre de cacao : 10 %
Beurre de karité : 15 %
Huile de noix de macadamia: 20 %
Huile de colza : 20 %
Huile d'olive : 10 %
Huile de sésame : 10 %
Surgraissage à 9 %, dilution de la soude dans une forte infusion de camomille
à la trace (pour 1 kg d'huile) : 2 Ts de poudre de fleurs de calendula, pétales de calendula, 4 Ts de gel d'aloe vera, 3 Ts d'hydrolat de camomille
Si avec tout ça c'est pas un savon doudou comme du duvet de poussin...

Vous remarquerez la tentative d'empreinte sur les savons de gauche, pas terrible... J'ai démoulé 2 jours après, j'aurais du attendre encore un peu, ceux qui étaient dans des moules nounours ou bonhomme ont un peu souffert au démoulage....
15 mars 2007
La malédiction de l'huile d'olive !
Tout a commencé avec une envie de savonnerie...
J'avais envie d'un savon tout simple, sans parfum prononcé... J'avais prévu d'intituler ce billet "savon de castille Maya". Voilà la recette de j'ai fait...
Huile d'olive : 500 g
Cire d'abeille : 7,5 g
eau : 160 ml
Soude : 63 g (surgraissage à 8 %)
à la trace : 2,5 cuillère à thé de miel...
Conclusion sur le moment : je n'aime pas faire de petits batchs, ça prend le même temps, autant de nettoyage, et ça fait 3 ou 4 savons...
Conclusion après démoulage... Heureusement que j'en ai fait peu !! Je crois bien qu'ils sont ratés, ils sont pleins de points blancs... pas bon signe, et ça a fait tout bizarre à la découpe... Je les sens pas... Je pense que j'aurais du les faire à une température plus haute... J'ai fait à 38 °... (qu'est ce qu'elles en disent les pros ?)

Pas calmée avec l'huile d'olive pour si peu, dimanche, je décide de me faire un masque aux cheveux avant de les laver. Je voulais me faire une mayo. Hop, me voila avec mon oeuf, de l'huile d'olive, et pour faire bonne mesure une petite cuillère de poudre d'amla et une autre de poudre de neem. Mouai, ma mayonnaise est retombée, mais bon qu'à cela ne tienne, je me dis que les ingrédients sont quand même là, tant pi, je me colle ça sur les chevaux en l'état. Et je laisse poser...
Et je lave, je rince, une fois, deux fois avec mon super savon shampooing. Et je fais un vinaigre de rinçage... Et je me dis "c'est bizarre, j'ai l'impression que c'est encore très très gras..." Effectivement, une fois "séchés" mes cheveux sont encore tellement gras que j'ai de l'huile sur les mains quand je les touche... Bon...super !
Le soir venu, je relave un coup avec le super "bousilleur de saleté", j'ai nommé le Shikakai... Et puis le lundi matin aussi, parce que j'ai encore la dégaine d'une ado qui va à la piscine avec l'option onction intégrale au monoï... Hé bien vous me croirez ou pas, il a encore fallu que je me relave un coup mardi matin, et pour finir que je cède et que j'utilise un shampooing kkbeurk ce matin pour enfin retrouver des cheveux qui n'aient pas l'air d'être collés à la vieille gomina... Misère !!! Ce n'est pourtant pas la première fois que je me fais un masque huileux, je n'avais jamais eu ce genre de difficulté auparavant ! Je crois que je vais éviter l'huile d'olive en cosmétique pendant quelques temps !
Source de l'image d'abeille : http://www.fond-ecran-image.com
29 janvier 2007
5 mn de répit pour la planète
Je vous fais un copié-collé de l'info trouvée sur le site de L'alliance pour la planète.
"Le 1er février 2007, dans toute la France : 
Participez à la plus grande mobilisation
des citoyens contre le Changement Climatique !
L’Alliance pour la Planète lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.
Pourquoi le 1er février ? Car le lendemain sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC) des Nations Unies. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale.
Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l’élection présidentielle!
Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux ! Faites le également apparaître sur votre site Internet et dans vos news letters. "


